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Photos haute résolution des récipiendaires | 35es Prix du Québec

Les Prix du Québec 2012
Culture et science

Le gouvernement du Québec dévoile les noms des treize récipiendaires des 35es Prix du Québec

Montréal, le 29 octobre 2012 – Le ministre de la Culture et des Communications, M. Maka Kotto, et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Pierre Duchesne, ont dévoilé aujourd’hui les noms des treize récipiendaires des Prix du Québec 2012.

« Depuis 35 ans, les Prix du Québec récompensent des personnes qui contribuent de façon exceptionnelle à l’évolution culturelle et scientifique, domaines indispensables au rayonnement de la nation québécoise. C’est avec une grande admiration que nous constatons à quel point leurs parcours ont contribué à l’enrichissement de la culture et ont mené à des avancées scientifiques qui ont un impact réel dans le quotidien. Le Québec tout entier est à la fois fier et reconnaissant de cet héritage inestimable », ont souligné les ministres Maka Kotto et Pierre Duchesne.

Les lauréates et les lauréats reçoivent une bourse de 30 000 $, un parchemin calligraphié, une épinglette exclusive portant le symbole des Prix du Québec et une médaille en argent, création originale d’une artiste québécoise choisie par concours public. Le nom de cette artiste et la médaille seront dévoilés lors de la cérémonie officielle qui aura lieu le 13 novembre à l’hôtel du Parlement.

Sept personnalités s’illustrent dans le domaine culturel

Jacques Languirand.Le prix Guy-Mauffette – radio et télévision – sera accordé à Jacques Languirand, communicateur, animateur de radio, journaliste, auteur et comédien. Le deuxième lauréat du prix Guy-Mauffette vient d’amorcer sa quarante-deuxième saison derrière le micro de l’émission Par 4 chemins, un record de longévité, sur les ondes de la radio de Radio-Canada. Lecteur impénitent et grand vulgarisateur, il fait preuve de beaucoup d’originalité devant son auditoire. Son style, sa passion pour le savoir, son intérêt pour les sciences, son anticonformisme séduisent son public qui lui reste fidèle. Derrière son micro, il présente un contenu axé sur l’interdisciplinarité et le partage des connaissances. Son approche conviviale préfigure les médias sociaux. Dans un monde axé sur la performance, il demeure l’une des rares personnalités publiques à tabler sur les valeurs spirituelles et cela, en dehors de tout dogme ou de toute religion. Pour ceci et pour mille et une autres choses, sa contribution est gigantesque. En 2004, le gouvernement du Québec lui a décerné le prix Georges-Émile-Lapalme pour son rôle dans la promotion et le rayonnement de la langue française.

John Heward.Le prix Paul-Émile-Borduas – arts visuels, métiers d’art, architecture et design – sera attribué au peintre, sculpteur et performeur John Heward. Le lauréat fait étroitement partie de cette génération d’artistes exceptionnels qui, dès les années soixante, ont largement contribué à redéfinir l’œuvre d’art à travers ses modes de représentation et de réception. Il accomplit, depuis, une œuvre de rigueur, sans concession aucune à la complaisance, sous des formes d’expression variées. Qu’il s’agisse de peinture, de sculpture, de dessin ou de photographie de performance, l’art spontané, direct et profondément humaniste de John Heward souscrit manifestement à un besoin fondamental de communication et d’échange entre les êtres. Ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans de nombreuses collections privées et publiques au Québec et au Canada. C’est au Musée national des beaux-arts du Québec que l’on conserve le plus important corpus de ses œuvres, soit plus d’une centaine, à la faveur d’un généreux projet de donation de la part de l’artiste. C’est d’ailleurs dans cette foulée qu’en 2008 le musée organise et présente John Heward. Un parcours / Une collection, la plus grande exposition à caractère rétrospectif jamais consacrée à l’œuvre de l’artiste.

Benoît Melançon.Le prix Georges-Émile-Lapalme – qualité et rayonnement de la langue française – sera remis à Benoît Melançon, professeur, éditeur, auteur et conférencier. Intellectuel polyvalent, le lauréat a pressenti, dès son adolescence, qu’il voulait faire de sa vie une histoire de mots, de langue, de recherche et d’écriture. Benoît Melançon cumule plusieurs vies professionnelles : il est professeur et directeur du Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, éditeur aux Presses de l’Université de Montréal, chercheur, conférencier, blogueur et microblogueur émérite. Passionné avoué des nouvelles technologies, il est ou a été webmestre de plusieurs sites, dont celui du Centre d’études québécoises du Département d’études françaises de l’Université de Montréal. Auteur et bibliographe prolifique, il a écrit des centaines d’articles dans les plus prestigieuses revues et pas moins de neuf ouvrages depuis 1982. Son célèbre essai Les yeux de Maurice Richard. Une histoire culturelle lui a valu un déluge de critiques louangeuses.

France Théoret.Le prix Athanase-David – littérature – sera décerné à France Théoret, essayiste, romancière, poète et conférencière. La lauréate est l’une des sept écrivaines québécoises à l’origine de la création de la pièce La nef des sorcières en 1976. En participant à ce collectif percutant, avec le monologue « L’échantillon », France Théoret, professeure au cégep, naît officiellement en tant que voix littéraire. Son premier texte solo, « Bloody Mary », paraît l’année suivante dans la revue Les Herbes rouges et est suivi, de 1978 à 1980, par Une voix pour Odile, Vertiges et Nécessairement putain. Avec ces quatre textes considérés comme canoniques, elle appartient à ces auteures qui ont jeté les fondements de l’écriture au féminin. Une belle éducation (2006), un roman d’inspiration autobiographique que la lauréate considère comme l’un de ses livres fétiches, trouvera écho et complément dans Hôtel des quatre chemins (2011), son plus récent opus. France Théoret, qui s’est imposée comme l’une des voix incontournables de la littérature québécoise, rayonne aussi sur la scène internationale et la majorité de ses livres sont traduits en anglais. Ses poèmes sont de plus traduits en italien et en espagnol et publiés dans plusieurs anthologies.

Leonard Cohen.Le prix Denise-Pelletier – arts de la scène – sera attribué à l’auteur, compositeur et interprète Leonard Cohen. Le lauréat a enregistré son premier disque en 1967 et a atteint depuis la consécration internationale. Il a vendu près de 20 millions de disques en carrière (Various Positions, I’m Your Man, The Future…). Figure emblématique de la contre-culture, Leonard Cohen a marqué son époque avec des couplets mémorables, sur des musiques parfois très minimalistes mais toujours envoûtantes. Près de 25 ans après son apparition sur l’album Various Positions, la soudaine popularité d’Hallelujah tient du phénomène. Repris par plus de 150 artistes, le cantique a rejoint le répertoire de grandes stars comme Bob Dylan, Bono et Jeff Buckley, mais aussi de Rufus Wainwright et Ariane Moffatt. Toujours passionné de musique à l’âge de 78 ans, Leonard Cohen sort, à l’automne 2012, un douzième album original intitulé Old Ideas, où, accompagné de banjo et d’harmonica style Nashville, il se permet un flirt avec le blues. Il poursuit présentement une imposante tournée. Sa tournée précédente, qui s’est amorcée en 2008 et qui a duré deux ans et sept mois, lui a permis de présenter 247 concerts devant plus de deux millions de spectateurs à travers le monde.

Dinu Bumbaru.Le prix Gérard-Morisset – patrimoine – sera décerné à l’architecte Dinu Bumbaru. Le lauréat exerce depuis 2005 les fonctions de directeur des politiques de l’organisme Héritage Montréal, voué principalement à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine architectural et paysager de la métropole. Il s’est s’engagé également dans le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), organisme non gouvernemental conseiller de l’UNESCO en matière de patrimoine culturel; il est le président d’ICOMOS Canada depuis 2009. Titulaire d’une maîtrise en architecture avec un mémoire sur les mesures d’urgence applicables au patrimoine architectural, il est sollicité tant sur la scène locale qu’à l’échelle internationale dans les situations extrêmes (crise du verglas au Québec, missions à Kōbe, au Japon, à Bam, en Iran, ainsi qu’à Jacmel et Port-au-Prince, en Haïti) pour une meilleure prise en compte du patrimoine dans les situations extrêmes tant au chapitre de la prévention qu’à l’étape de la reconstruction. Le travail de Dinu Bumbaru sur les mesures d’urgence constitue l’une de ses contributions les plus originales à l’évolution des pratiques en matière de sauvegarde et de conservation du patrimoine.

André Melançon.Le prix Albert-Tessier – cinéma – sera accordé au réalisateur, acteur et scénariste André Melançon. Le lauréat exerce son métier depuis une quarantaine d’années. Jeune, il a un véritable coup de foudre pour le cinéma quand il voit La Strada de Fellini. Mais c’est 12 ans plus tard qu’il tourne sa première œuvre, Le camp de Boscovillle (1967). André Melançon a souvent mis en scène des enfants, comme dans la série Contes pour tous (La guerre des tuques, Bach et Bottine, Fierro… L’été des secrets et Daniel et les superdogs). Les films de cette série ont connu un immense succès et ont remporté plusieurs honneurs. La guerre des tuques a été distribuée dans 125 pays, tandis que Bach et Bottine a été exploité dans 3000 salles en ex-URSS. André Melançon a signé de nombreuses productions pour la télévision (Cher Olivier, Albertine en cinq temps, Asbestos…), en plus de travailler comme acteur dans une quinzaine de productions (Taureau et Partis pour la gloire de Clément Perron, Joyeux calvaire de Denys Arcand…). Il complète ce métier d’acteur appris sur le terrain en participant pendant dix ans à la Ligue nationale d’improvisation.

Un prix en innovation sociale s’ajoute aux cinq prix scientifiques

Louise Nadeau.Le prix Marie-Andrée-Bertrand – innovation sociale – sera attribué pour la première fois à la psychologue Louise Nadeau, professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université de Montréal. Chercheure principale du groupe Recherche et intervention sur les substances psychoactives/Québec, Louise Nadeau a acquis une solide réputation en matière de traitement des dépendances et des troubles mentaux qui leur sont souvent associés. Celle qui est au conseil d’administration d’Éduc’alcool depuis 1992, et la présidente depuis 2007, s’est efforcée depuis plus de 30 ans de combattre les préjugés que subissent les femmes en matière de consommation d’alcool et d’autres substances psychoactives. Les travaux d’Éduc’alcool sont aujourd’hui utilisés en Amérique du Sud, en Amérique centrale, en Europe et dans plusieurs organisations internationales. Comme professeure, Louise Nadeau a supervisé les travaux de quatre stages postdoctoraux et d’une vingtaine d’étudiants au doctorat et à la maîtrise. Elle a publié 9 livres, dont Va te faire soigner, t’es malade, vendu à plus de 30 000 exemplaires, 47 chapitres de livres, en plus d’une centaine d’articles scientifiques.

Paul-André Linteau.Le prix Léon-Gérin – sciences humaines et sociales – sera décerné au professeur Paul-André Linteau. Historien à l’Université du Québec à Montréal, Paul-André Linteau a formé une relève de haut niveau dans le champ des études historiques. Sa production intellectuelle est également considérable : une trentaine de livres et plus de 80 articles scientifiques publiés, auxquels s’ajoutent une centaine de communications. Le professeur Linteau n’a eu de cesse d’approfondir ses analyses sur la ville et les conditions de développement de l’espace urbain, les processus d’aménagement du territoire et les populations qui l’habitent. Sans oublier son grand intérêt pour la riche et complexe histoire du Québec, d’après la Confédération de 1867. La notoriété de Paul-André Linteau dépasse aujourd’hui largement les frontières québécoises. Outre les liens étroits qu’il a tissés au fil des ans par des ouvrages collectifs, il a contribué à jeter des ponts entre le Québec et de nombreux pays sur presque tous les continents. Il a mené des projets d’études comparées avec des collègues en Inde, au Japon, en Italie, en France, en Espagne, en Belgique et aux États-Unis.

Guy Rouleau.Le prix Wilder-Penfield – recherche biomédicale – sera remis au neurologue Guy Rouleau. Diplômé de l’Université McGill et de la prestigieuse Université Harvard en génétique, Guy Rouleau a découvert, à lui seul, une vingtaine de gènes responsables de maladies neurologiques et psychiatriques. Qualifié de chercheur exceptionnel par ses pairs, Guy Rouleau dirige le Centre de recherche du CHU Sainte-Justine depuis 2006. Celui qui a été fait officier de l’Ordre national du Québec est reconnu comme un des premiers chercheurs à avoir implanté les méthodes de génétique modernes à l’étude et à la caractérisation des maladies neurologiques. Guy Rouleau a rédigé une quarantaine de chapitres de livres et publié plus de 500 articles scientifiques dans les meilleures revues, comme The Lancet, New England Journal of Medecine, Science, Cell, PNAS et Nature. Il a aussi donné plus de 120 conférences dans de nombreux pays du monde, notamment aux États-Unis, en France, au Japon, en Arabie saoudite, en Inde, au Mexique et en Angleterre.

Louis Bernatchez.Le prix Marie-Victorin – sciences naturelles et génie – sera accordé au biologiste Louis Bernatchez. Professeur au Département de biologie de l’Université Laval depuis 1995, il est considéré par plusieurs comme le chef de file mondial dans l’étude de l’écologie moléculaire. Membre de la Société Royale du Canada, le professeur Bernatchez a également été élu en 2011 à la très sélecte American Association for the Advancement of Science. Il figure sur le site Web science.ca parmi les 250 plus grands scientifiques canadiens, dont 38 Québécois, qui se sont démarqués par l’excellence de leur contribution. Cet éminent scientifique est l’auteur de 364 publications, dont 254 articles publiés dans 55 revues parmi les plus prestigieuses, dont Nature, Science, Genetics et plusieurs autres. Autre preuve incontestable de l’ampleur de son rayonnement scientifique, Louis Bernatchez a cofondé en 2008 la revue Evolutionary Applications, dont il est depuis le rédacteur en chef. La publication, spécialisée dans les travaux sur l’évolution appliquée, couvre tous les domaines qui ont un lien avec l’évolution, de la médecine à l’agriculture, en passant par la foresterie ou la conservation de la biodiversité.

Edwin Bourget.Le prix Armand-Frappier – création ou développement d’une institution de recherche ou administration, et promotion de la recherche – sera attribué au biologiste Edwin Bourget. Professeur émérite de l’Université Laval et sommité mondiale de l’écologie des systèmes côtiers, Edwin Bourget a consacré 30 ans de recherche aux invertébrés littoraux. Les contributions à l’écologie des invertébrés littoraux de ce scientifique multidisciplinaire en biologie, écologie et écophysiologie sont aujourd’hui saluées à l’échelle mondiale. Mais si cet ancien vice-recteur à la recherche de l’Université de Sherbrooke bénéficie d’une réputation si enviable, c’est également parce qu’il a toujours milité en faveur de la transdisciplinarité, avec la création en 1997 d’un bureau de liaison afin d’accroître les partenariats de recherche. Il a également mis sur pied des centres de recherche multidisciplinaires et transdisciplinaires. Ce grand biologiste est reconnu comme le premier chercheur en écologie marine à avoir utilisé les techniques de pointe du génie civil, de la géomatique, de l’hydrologie, du génie électrique, de la génétique ou des mathématiques pour faire progresser sa discipline. Edwin Bourget a publié 126 articles scientifiques et 5 livres ou chapitres de livres.

Louis-Philippe Vézina.Le prix Lionel-Boulet – recherche et développement en milieu industriel – sera décerné à Louis-Philippe Vézina, vice-président et chef des opérations scientifiques chez Medicago inc. Scientifique de grande envergure, Louis-Philippe Vézina a su briser la cloche de verre du chercheur universitaire traditionnel, pour mettre au profit de la société des résultats de recherche révolutionnaires. Chef de file en sciences biologiques au Québec, il a contribué à faire de Medicago un leader mondial dans le développement d’une nouvelle génération de vaccins plus efficaces, avec rapidité et à des coûts avantageux. À partir d’espèces végétales vivaces, Louis-Philippe Vézina a développé la première technologie d’anticorps thérapeutiques. Ses travaux ont également conduit à l’implantation de la première plateforme industrielle de production de vaccins et de production de bio-thérapeutique au monde. Expert dans la science des plantes, il a également réalisé plusieurs premières scientifiques qui ont donné lieu à l’émission de plusieurs brevets d’intention, dont 21 à titre d’inventeur et plus de 300 titres de collaborateur.

Des capsules exclusives sur les lauréates et les lauréats

De courtes entrevues, réalisées avec les récipiendaires, pourront être visionnées dès aujourd’hui sur le site Web des Prix du Québec, au www.prixduquebec.gouv.qc.ca. Des capsules de 30 secondes seront aussi télédiffusées à Télé-Québec, entre le 7 et le 24 novembre prochain.

Le site des Prix du Québec est une mine d’informations sur l’histoire de ces prix et sur ceux qui font partie de cette histoire. On y trouve aussi un inventaire complet des médailles créées au fil des ans et qui sont la signature de joaillières et de joailliers québécois. Un exemplaire de ces véritables œuvres d’art est d’ailleurs conservé au Musée national des beaux-arts du Québec depuis plusieurs années.

Les Prix du Québec : 35 ans de reconnaissance

C’est le 19 décembre 1977 que le ministre des Affaires culturelles, M. Louis  O’Neill, remettait les premiers Prix du Québec. Ils comprenaient alors cinq prix soulignant une carrière remarquable dans les domaines des arts visuels, de la littérature, des sciences humaines, des arts d’interprétation et des sciences naturelles et génie. Trente-cinq ans plus tard, ce sont 303 personnalités émérites qui auront reçu cet hommage pour leur apport aux domaines culturel et scientifique.

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En cliquant sur les noms des lauréats, on accède directement à leur photo, à leur biographie complète et à l’entrevue réalisée pour les Prix du Québec.

Photographe : Rémy Boily
Photographe de la photo de Leonard Cohen : Lorca Cohen

 

Sources :

 

Marc-André de Blois
Attaché de presse
Cabinet du ministre de la Culture
et des Communications
418 380-2408
514 873-4199

Joël Bouchard
Attaché de presse
Cabinet du ministre de
l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie
418 643-3985

Pour
information :

Maryse Riel (lauréats culturels)
Conseillère en communication
Ministère de la Culture et des Communications
514 873-4868
514 705-4101

Marie Roy (lauréats scientifiques)
Chef d’équipe – Affaires publiques
Service des affaires publiques
Ministère des Finances et de l’Économie
418 691-5698, poste 4853
418 569-6958

 

Dernière mise à jour faite le 2011-11-08